
Le ministre nous écrit.
Il nous remercie.
Nous serions « la fierté et l’espoir » de la Nation.
C’est touchant, j’ai même dû retenir une larme…
Mais pendant qu’on reçoit des déclarations d’amour institutionnelles, sur le terrain, l’Éducation nationale continue surtout de fonctionner grâce à des personnels qui compensent chaque jour le manque de moyens.
Car derrière les grands mots « instruire », « protéger », « exigence », « autorité », une question demeure : avec qui ?
On nous parle de lutte contre les inégalités scolaires ?
Alors où sont les RASED, aujourd’hui exsangues ou inexistants dans certains territoires !
On nous parle de santé mentale et de climat scolaire ?
Alors où sont les PsyEN et les infirmières scolaires, souvent contraints de couvrir plusieurs établissements, au prix d’un suivi insuffisant des élèves !
On nous parle d’École inclusive ?
Alors pourquoi les AESH restent-ils aussi précaires et aussi peu reconnus !
Et au milieu de tout cela, qui absorbe tout ?
Les enseignantes et les enseignants.
Toujours plus de missions, toujours moins de soutien.
Professeurs, éducateurs, assistants sociaux, psychologues, médiateurs, gestionnaires de crise : les collègues portent à bout de bras une institution qui demande toujours davantage sans donner les moyens nécessaires pour y répondre.
La circulaire parle de « recentrage sur l’essentiel ».
Mais l’essentiel, justement, on aimerait bien pouvoir y consacrer un peu plus de temps !
Une École qui protège ne peut pas reposer uniquement sur le dévouement de ses personnels.
Car le problème de ce texte n’est pas ce qu’il dit.
C’est ce qu’il évite soigneusement de dire :
les classes chargées, les postes non remplacés, la perte d’attractivité du métier, l’épuisement des personnels et la crise de recrutement.
Et puis il y a cette question de la reconnaissance.
Oui, les personnels apprécient qu’on les remercie.
Mais la reconnaissance verbale ne paie ni le loyer, ni les courses, ni l’essence.
Plutôt que d’être « la fierté de la Nation », les personnels aimeraient surtout devenir une priorité budgétaire.
L’École publique ne manque pas d’engagement.
Elle manque de moyens humains, de temps, de soutien et de reconnaissance salariale.
Edouard Geffray souhaite une rentrée « exigeante », il peut compter sur la CFDT Education pour l’être dans ses revendications !
Les élections professionnelles auront lieu en décembre 2026.Les différentes instances vont être renouvelées : commissions paritaires (CAPA, CAPD, CAPN) et comité social d’administration (CSA ministériel, CSA académiques et départementaux)
Il s’agit d’un scrutin important, qui n’a lieu que tous les quatre ans, pour lequel chaque organisation syndicale propose à l’ensemble des personnels de l’académie, selon leur corps, la liste des candidat⋅e⋅s qu’elle présente et les priorités que celles-ci et ceux-ci défendront au nom de leur organisation.
Lors du dernier scrutin de 2022, l’investissement des adhérent⋅e⋅s de la CFDT est à l’origine du succès que tu sais. Nous vous sollicitons donc adhérent.e.s pour vous engager ou renouveler votre engagement.
Nous souhaitons avoir quelques candidatures de plus que celles nécessaires afin d’équilibrer nos listes en fonction du sexe, de l’âge et de l’implantation géographique.
Nous avons besoin de l’aide de toutes et tous pour constituer des listes équilibrées, représentatives de nos métiers mais, aussi, pour voter, inciter à voter…
N’hésite pas à compléter le formulaire en ligne.

Tu as participé au mouvement intra 2026 ? Tu recevras alors, à partir du 19 mai 2026, l’accusé de réception de tes vœux avec, pour chacun, ton barème correspondant.
S’ouvre alors une période pendant laquelle tu peux demander une correction de ton barème (jusqu’au 1er juin inclus).
Afin de t’aider à:
– comprendre ton accusé de réception,
– vérifier ton barème,
– formuler une demande de correction,
nous t’invitons à une visio le jeudi 2& mai 2026 de 18h à 18h45.
Pour y participer, il te suffit de compléter le formulaire d’inscription. Le lien de connexion te sera ensuite envoyé le jour de la visio.
Les résultats du mouvement sont prévus à partir du 3 juin 2026.
N’hésite pas à consulter notre article pour toutes les infos mouvement.

La CFDT Formation Recherche Publiques Alsace organise deux journées de formation dédiées à la préparation de la retraite. Une occasion unique pour répondre à toutes vos interrogations.
Pourquoi participer?
La retraite est une étape majeure de la vie professionnelle, mais elle soulève souvent des questions complexes:
Ne tarde pas à t’inscrire!
– Lundi 1er juin 2026 à Strasbourg (lycée Marie Curie) : ICI
– Lundi 15 juin 2026 à Mulhouse (lycée Rebberg) : ICI
ATTENTION, pense bien à déposer une demande de congé de formation syndicale, auprès de ton supérieur hiérarchique : au plus tard le 1er mai (pour Strasbourg) ou le 15 mai (pour Mulhouse). En cas de difficulté, n’hésitez pas à nous recontacter.
Rappel: la demande est à formuler via colibri en cochant « Autorisation d’absence à titre syndical > Formation par un organisme agréé par le Ministère de la Fonction Publique (congé de formation) > syndical : pense à bien cocher ‘journée entière’

La procédure d’affiliation concernant le contrat collectif facultatif de prévoyance soulève de nombreuses difficultés pratiques, notamment pour s’y affilier. Beaucoup d’entre vous nous signalent des problèmes.
Vous êtes nombreux à nous avoir signalé ne pas réussir à joindre la MGEN/CNP Assurances/MAGE pour vous affilier au contrat collectif facultatif de prévoyance.
La protection sociale complémentaire en prévoyance ne doit pas devenir un parcours d’obstacles. La CFDT reste mobilisée pour défendre un dispositif plus juste, plus simple et réellement protecteur pour toutes et tous.
En 2025, la CFDT a décidé de lancer son baromètre sur l’état du travail. L’idée, prendre le pouls chaque année du monde du travail en donnant la parole aux travailleurs et aux travailleuses. Pour cette deuxième édition, Lysiane Bénabent, professeure des écoles et militante CFDT, a pris la parole pour détailler les réalités de son travail et de celui des adhérent·e·s qu’elle accompagne dans son engagement syndical.
« C’est un métier qui a du sens parce que chaque jour, nous pouvons voir les progrès de nos élèves, parce qu’on se sent utile. Néanmoins, les conditions de travail rendent vraiment difficile ce métier. » Elle évoque notamment l’agressivité et violence de certains parents qui sont de plus en plus présentes dans notre quotidien; le sentiment d’un manque de reconnaissance de notre hiérarchie; le sentiment de solitude…