Rentrée 2026 dans l’académie de Strasbourg: bilan du CSA académique

Le Comité social d’administration académique qui s’est tenu jeudi 12 mars dernier avait pour principal objet la question des postes pour la préparation de la rentrée prochaine

Préparation de la rentrée 2026 en Alsace: vers une intensification du travail inacceptable

Le Comité social d’administration académique qui s’est tenu jeudi 12 mars dernier avait pour principal objet la question des postes pour la préparation de la rentrée prochaine

La secrétaire générale qui présidait le conseil – en l’absence du recteur retenu par sa campagne électorale municipale – considère que les suppressions de postes demandées par le ministère à notre académie sont modestes. Certes c’est pire ailleurs. Qui cela console-t-il ? En réalité, les effectifs ne diminuent pas dans le 2nde degré l’année prochaine, au contraire. Les 12 suppressions de postes se traduiront à nouveau par une augmentation des effectifs et une intensification du travail dans les collèges et lycées.

Pour le 1er degré, la forte baisse est présentée comme une adaptation raisonnable à la baisse des effectifs. Alors que les classes françaises sont les plus chargées parmi les pays comparables, la CFDT persiste à revendiquer pour l’éducation une autre politique que celle qui consiste à faire des économies au détriment de l’amélioration possible des conditions de travail et des apprentissages des élèves.

Les postes spécifiques profilés pour la campagne de mutation qui vient d’ouvrir ont été étudiés. La CFDT est attentive aux demandes formulées par les établissements : il est nécessaire de trouver un équilibre entre la nécessité de profiler des postes nécessitant des compétences particulières et l’importance d’éviter des profilages de complaisances qui ne servent à rien d’autre que de paralyser encore un peu plus un mouvement des personnels déjà réduit à peu de chose.

Sur cette question des profilages nous avons eu l’occasion de dire dès les groupes de travail préparatoire notre opposition totale à la manière dont l’ouverture d’un nouveau site pour le collège Solignac s’organise pour la rentrée. D’une part, nous refusons qu’une collectivité territoriale ne finance un établissement relevant de sa compétence en imposant au passage les choix pédagogiques qui s’y feront. Mixité, Sciences, langues, rien dans le projet de la CEA ne diffère de ce que l’on peut attendre d’un établissement public, mais ce n’est pas à la CEA de choisir la manière d’enseigner ni le projet de l’établissement. Ensuite, la modification de la carte scolaire et le recrutement des élèves ne pourra améliorer la mixité sociale qu’à la condition d’attirer les familles faisant actuellement le choix du privé dans le quartier : déshabiller des collèges publics voisins de leurs élèves les plus motivés n’améliorera en rien la mixité, cela déplacerait juste la ségrégation de quelques rues

Enfin, le projet initiale du rectorat visait à profiler les postes occupés par les collègues devant déménager vers le nouveau site. Pour une 1er fois, l’académie aurait profilé des postes non vacants et les collègues concernés auraient eu le choix entre l’acceptation du projet imposé pour le nouveau collège ou la perte de leur poste. Face à nos inquiétudes, seuls des postes vacants ont finalement été profilés cette année….

Enfin, le rectorat a enfin diffusé une nouvelle grille de rémunération pour les AED cdisés. Mais la revalorisation est bien piètre faute de moyens financiers, et elle sera rapidement rattrapée par la hausse du smic puisque le point d’indice ne bouge toujours pas….

Lire la déclaration liminaire de la CFDT.