Le congé supplémentaire de naissance : un pas en avant pour concilier vie familiale et professionnelle

Le décret du 30 mai 2026 met en œuvre le congé supplémentaire de naissance dans l’ensemble de la fonction publique en adaptant les règles statutaires existantes. Il s’inscrit dans la continuité de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Congé de naissance

À partir du 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur pour soutenir les parents dans les premiers mois de vie de leur enfant. Ce congé vient s’ajouter aux congés de maternité, de paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption existants.

Une avancée sociale que la CFDT salue, tout en restant vigilante sur son application concrète pour toutes et tous.

Qui peut en bénéficier ?

Ce congé s’adresse à tous les parents en activité remplissant les conditions d’ouverture des droits aux congés de maternité et de paternité.

À noter :

  • Chaque parent dispose de son propre droit, non transférable.
  • Les parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026 sont éligibles, ainsi que les parents d’enfants nés avant cette date si la naissance était initialement prévue à compter du 1er janvier 2026.

Durée et organisation : une souplesse bienvenue

Chaque parent peut choisir de prendre un ou deux mois de congé supplémentaire, avec une grande flexibilité :

  • Fractionnable : en une seule fois ou en deux périodes d’un mois.
  • Cumulable : les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance pour maximiser la présence parentale.

Contraintes :

  • Le congé doit démarrer dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
  • Pour les naissances entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le délai de 9 mois est décompté à partir du 1er juillet 2026.
  • Il ne peut commencer qu’après l’expiration des congés de maternité, de paternité ou d’adoption.

Indemnisation : un maintien partiel des revenus

Le congé est indemnisé par la Sécurité sociale sous forme d’indemnités journalières de naissance, avec un taux dégressif :

  • 1er mois : 70 % du salaire plafonné (plafond SS : 4 005 € au 1er janvier 2026).
  • 2e mois : 60 % du salaire plafonné.

Démarches : anticiper pour mieux en profiter

Pour en bénéficier, le parent doit informer son employeur :

  • Au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité ou d’adoption).
  • La demande doit préciser la durée (1 ou 2 mois) et le mode de fractionnement.
  • Transmission par lettre recommandée avec AR ou remise en main propre contre récépissé.

Cumul avec d’autres aides : attention aux exclusions

Le congé supplémentaire de naissance ne peut pas être cumulé avec :

  • les indemnités journalières de maladie ou d’accident du travail ;
  • les allocations chômage ;
  • la Prestation partagée d’éducation de l’enfant pour la même période ;
  • le Complément de libre choix du mode de garde pour l’enfant concerné.

Ce nouveau congé représente une avancée sociale importante pour les familles, en offrant plus de temps pour s’occuper de son enfant sans rupture totale avec l’emploi.

Les différents types de congés

Le décretdu 30 mai 2026 relatif au congé supplémentaire de naissance