LE PREMIER MAI EST FÉRIÉ ET CHÔMÉ, IL LE RESTERA !

La proposition de loi visant à autoriser le travail le 1er est un très mauvais signal envoyé au monde du travail.

grève du 1er mai

Le prétexte est de permettre des exceptions limitées au principe du jour férié et chômé pour tous les travailleurs. Mais l’objectif réel est différent. Il s’agit d’ouvrir une brèche. D’exception en exception, comme pour le travail du dimanche, le travail du 1er mai pourrait se généraliser. Il finirait par se banaliser. La fête des travailleuses et des travailleurs deviendrait alors un simple souvenir, vidé de son sens. Cette attaque est aussi l’occasion, pour certains responsables politiques et économiques, de dénoncer des normes jugées trop contraignantes pour le commerce.

Nous, travailleuses et travailleurs, savons ce que cela implique. Sans les luttes passées, nos conditions de vie et de travail seraient bien plus dures. Ces combats ont permis d’obtenir des droits essentiels. Droit du travail, syndicats, conventions collectives, sécurité sociale : rien n’est acquis par hasard. Sans ces avancées, il y aurait moins de protections, moins de dialogue et moins de démocratie.

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, dénonce cette proposition de loi. Elle y voit un très mauvais signal envoyé au monde du travail. Le 1er mai est un jour férié, chômé et hautement symbolique. Il est lié à l’histoire des luttes sociales. Elle rejette aussi l’idée d’un travail fondé sur le volontariat. Ce principe est illusoire en présence d’un lien hiérarchique, surtout dans les petits commerces.

Ecoutez l’entretien (sélectionnez l’émission du 10 avril 2026).

 

Le premier  Mai doit rester un jour chômé

Le 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, est le symbole de cette affirmation du travail contre la puissance non régulée du patronat et du gouvernement, le symbole du contre-pouvoir syndical. C’est ce symbole que le projet de loi sur le travail du 1er mai veut bafouer. C’est ce symbole que nous défendons becs et ongles. Plus qu’un symbole, c’est notre volonté de réclamer nos droits et de les faire progresser, de défendre nos revendications et de les faire aboutir. Aujourd’hui, dans nos entreprises et dans nos administrations, dans la société tout entière. La protestation ferme et unitaire des confédérations syndicales a fait reculer le gouvernement. Première victoire qui n’est que provisoire et peut être remise en cause l’année prochaine. Il faut continuer à montrer notre détermination à ne pas laisser faire.

C’est pourquoi nous devons nous mobiliser en nombre ce 1er mai, dans le cortège CFDT au sein de la manifestation intersyndicale.

A Mulhouse départ à 10H00 Place de la Bourse

A Strasbourg: départ à 10h00 Place Kleber

 

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