Réforme du bac : une occasion manquée

Réforme du baccalauréat et du lycée, le Sgen-CFDT analyse le projet présenté par JM Blanquer le 14 février 2018.

réforme du bac

La réforme du bac au filtre des critères du Sgen-CFDT

Après son analyse sur le rapport Mathiot, le Sgen-CFDT propose une grille de lecture du projet de nouveau Bac et de nouveau lycée présenté le 14 février par JM Blanquer. Les 3 critères fondamentaux restent les mêmes pour notre analyse :

  • un lycée plus juste socialement ?
  • un lycée qui permet un parcours bac -3 bac +3 développant l’émancipation ?
  • un lycée dans lequel les personnels ont le pouvoir d’agir sur leur travail ?

Une réforme du bac pleine d’incertitudes

La conférence de presse du 14 février n’a pas tracé de ligne claire  sur le bac et l’organisation du lycée : il subsiste donc de nombreuses incertitudes qui devront être levées en prenant le temps d’un vrai dialogue social.

 

 

Le Sgen-CFDT revendique

 

Le  ministre propose

Le Sgen-CFDT évalue

+++ : va dans le bon sens

: très inquiétant

Une évolution réelle de l’architecture globale du lycée  avec une 2nde de transition et d’expérimentation.La prise en compte du socle commun du collège et l’accueil des élèves de 2nde se limite à des tests de positionnement en français et en maths.

L’Accompagnement personnalisé de 2h/ semaine serait uniquement dédié à l’amélioration de l’expression écrite et orale, mais sans aucune précision sur le nombre d’élèves par groupe, ni sur les modalités pédagogiques.

 

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Un lycée accueillant tous les élèves après la 3ème.La voie professionnelle  est totalement détachée de cette réforme. Les propositions la concernant sont attendues pour le 16/02. Pour l’instant rien n’est dit sur les lycées polyvalents. 

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La construction des parcours implique des temps dévolus à l’accompagnement.L’accompagnement,  point fort du rapport Mathiot, est fragilisé par son éclatement entre soutien et aide à l’orientation.
La réforme du baccalauréat doit impliquer des modalités d’évaluation variées qui relâchent la pression certificative,  avec en particulier plus d’oral.Un  oral, aboutissement d’un projet préparé dès la classe de première, mais pas forcément pluri-disciplinaire, présenté en juin de l’année de terminale.

Des épreuves écrites (60 % avec l’oral) :

  • français en classe de première,
  • 2 spécialités au printemps de terminale ( au choix des élèves)
  •  philosophie en juin

Une évaluation des résultats du cycle terminal:

  • 10 % de contrôle continu « bulletins »
  • 30 % de partiels ( 2 en première, un en terminale), avec banque de sujets, copies anonymées et harmonisation
 

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Un cycle terminal modulaire permettant une spécialisation progressive et  développant l’émancipation et l’apprentissage de l’autonomie.Un tronc commun (sans science « dure ») et 3 enseignements de spécialisation en première, puis 2 en terminale, sans précision sur la liberté de choix pour les élèves et la faisabilité des groupes classes. –?
Reconnaissance des personnels en terme de temps de travail , de rémunération  et d’évolution de carrière  Rien n’est évoqué, malgré son importance pour la réussite de la mise en œuvre d’une réforme. 

Une conduite du changement qui passe par le dialogue social et la concertation à tous les niveaux du système éducatif.autosatisfaction du ministre sur la période de concertation qui n’a duré que 15 jours. Rien n’est dit sur la suite.  ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une urgence : évaluer les effets de la réforme du bac sur les postes enseignants et les conditions de travail

Pour le Sgen-CFDT, il est urgent que le dialogue social permette d’identifier et de traiter  les effets de cette réforme sur les conditions d’enseignement (répartition des services, groupes à effectifs réduits, impact sur les postes…).

 

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