Tout ce qu'il faut savoir sur la fiche Avenir

Les lycées sont les oubliés de la refondation de l’Ecole engagée pendant le quinquennat du président Hollande. Les dernières réformes (2009 pour le lycée professionnel, 2010 pour le LEGT)  n’ont pas réussi à atteindre réellement les objectifs affichés de rééquilibrage des séries, de préparation au post-bac et de diversification des parcours. Une hiérarchie perdure dans les faits entre les différentes voies, certains élèves subissent leur orientation puis leur affectation et, si le décrochage est en baisse, c’est à cause de dispositifs de « raccrochage » plutôt que grâce à de meilleures pratiques en classe.

Pour le Sgen-CFDT ouvrir ce chantier est donc positif, car la situation actuelle doit et peut être améliorée.  Pour le Sgen-CFDT, l’objectif principal de la réforme du baccalauréat doit être  de lui redonner sa place charnière dans le continuum bac-3/bac+3 : premier diplôme de l’enseignement supérieur et certification de la scolarité en lycée.

Cette transformation du baccalauréat permettra alors de changer le lycée en amont de façon positive si, et seulement si, il évolue vers :

  • un lycée plus juste socialement
  • un lycée qui permet un parcours bac -3 bac +3 développant l’émancipation,
  • un lycée dans lequel les personnels ont le pouvoir d’agir sur leur travail.

C’est dans cet esprit que le Sgen-CFDT a porté ses propositions dans la commission Mathiot. Une fois le rapport de synthèse établi (date prévue de publication : fin janvier 2018), encore faudrait-il se donner le temps des concertations, confrontations de point de vue, avant les arbitrages politiques. Le Sgen-CFDT portera alors un jugement sur la réforme. Or le calendrier contraint annoncé par le ministre Blanquer porte déjà en soi la quasi certitude de l’échec d’une mise en oeuvre satisfaisante, comme si finalement ce sujet n’était que technique et budgétaire.

Les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail sont évidemment centrales dans toutes les interventions du sgen Alsace. Il existe néanmoins des instances privilégiées pour pouvoir s’y consacrer : les CHSCT.

Les Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) ont pour mission : d’alerter l’employeur (responsable pénalement de la santé mentale et physique de ses agents) des risques encourus par ses employés, de proposer des mesures de prévention, de proposer des améliorations des conditions de travail, de l’accompagner dans sa mission d’amélioration de la qualité de vie au travail…

Trois CHSCT scolaires en Alsace : les CHSCTD-67 et CHSCTD-68 compétents pour les personnels qui exercent dans le Bas-Rhin ou dans le Haut-Rhin ; le CHSCTA compétent pour des problématiques qui concernent les personnels dans toute l’Académie.

La réunion du comité plénier du dialogue social européen sectoriel de l’éducation du 23 novembre a notamment mis une nouvelle fois en évidence que le problème de l’attractivité du métier enseignant était une question qui préoccupe non seulement la France mais aussi tous les pays de l’Union européenne. Un défi majeur pour le dialogue social doit bien être de « remédier aux pénuries de recrutement dans l’éducation en transformant la profession d’enseignant sur une base de professionnalisme, d’aspiration, de travail d’équipe, et d’opportunités de carrière », pour reprendre les propos du Comité Syndical Européen de l’Éducation (CSEE).

Vous trouverez ci-dessous toutes les informations sur l’adhésion. Pourquoi adhérer ? Combien ça coûte ? Que remboursent les impôts ? Comment adhérer ? Ainsi que les fiches d’adhésion à télécharger, à compléter et à nous renvoyer.

blanquer

La réforme du collège a suscité pendant près d’une année bien des polémiques : tant de personnes ont annoncé un apocalypse porté par le soi-disant nivellement par le bas et la fin de l’exigence. Cette catastrophe annoncée n’a pas eu lieu et si la situation est variée dans les établissements et si de nombreuses difficultés demeurent, la réforme du collège commence à porter des fruits. Dans de nombreux collèges, un petit vent de changement a fini par souffler et les projets à se multiplier.

Cependant, à force de vouloir trop précipiter les choses, d’imposer des contraintes et de tout vouloir mettre en place dès cette année, le ministère de Najat Vallaud Belkacem s’est tiré une balle dans le pied au risque de faire échouer la réforme en s’attirant l’hostilité des personnels (voir notre article sur le LSU en bas de cette page).

Et c’est en effet ce qui s’est passé : le nouveau ministre a pu facilement envoyer des signaux contraires à la réforme et aux changements, qui timidement apparaissaient au collège… Il a suffi de quelques décrets pour faire retomber tout ce qui avait été engagé et donner tort aux collèges qui s’étaient mis en mouvement… Quel gâchis !

 

Réforme de l'évaluation des enseignants du 1er et du second degré

Avec l’introduction d’un rythme de progression de carrière selon un cadencement unique, l’accord Parcours Professionnels, carrières et rémunérations – PPCR –  rend inutile la notation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation.

Pour les personnels du premier et du second degré, c’est l’occasion d’en finir avec un système d’évaluation aveugle et infantilisant.

 

Mais la question de l’évaluation des pratiques pédagogiques et des fonctionnements d’établissements est-elle pour autant dépassée ?

Pour le Sgen-CFDT, certainement pas !

 

PPCR est l’abréviation qui résume plus d’une année de négociations consacrées aux « Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations » des fonctionnaires. Il concerne l’ensemble de la Fonction Publique (d’État, Territoriale et Hospitalière).